Je suis une soumise. Pas du genre « juste le week-end » ou « quand l’envie nous prend ». Non, moi c’est au quotidien, depuis plusieurs années maintenant, avec mon Maître. Et quand je dis quotidien, je parle vraiment du lundi matin quand je me lève pour aller bosser, du mercredi soir où je suis crevée après une journée pourrie, du dimanche après-midi où on fait les courses comme tout le monde.
La soumission 24/7 ou « quasi 24/7 », ça n’a rien à voir avec les films pornos ou les fantasmes permanents de chaînes et de fouet. C’est discret, c’est mental, c’est parfois épuisant… et pourtant c’est ce qui me fait vibrer le plus profondément. Mais pour que ça ne devienne pas une corvée, un poids ou une source de rancœur, il a fallu trouver des clés. Je te partage celles qui marchent vraiment pour moi.
1. J’ai arrêté de viser le 100 % permanent (et c’est libérateur)
Au début, je voulais être « parfaite » tout le temps : toujours disponible, toujours dans le rôle, jamais un écart. Résultat ? Je craquais, je pleurais en cachette, je me sentais nulle.
Aujourd’hui j’accepte qu’il y ait des niveaux :
- Le mode « vie normale » où je suis juste Sa compagne, on rigole, on se dispute sur le choix du film
- Le mode « protocole léger » : je L’appelle Maître en privé, je Lui envoie un petit message rituel le matin, je porte Son collier discret sous mon pull
- Le mode « vraiment soumis » : quand Il décide que ce soir c’est protocole renforcé, rituels marqués, ordres précis
Ça ne diminue pas ma soumission. Au contraire : savoir que je peux souffler sans tout perdre me permet de Lui donner plus sur la durée.
2. Les micro-rituels : mon ancre quotidienne
Les gros protocoles c’est excitant les premiers mois, mais ce qui fait tenir c’est le minuscule et le régulier. Mes préférés :
- Chaque matin, je Lui envoie : « Bonjour Maître, ta soumise est réveillée et pense à Toi. » Même si je suis déjà au boulot.
- Quand je rentre, je m’agenouille 10–15 secondes près de la porte, même en manteau et baskets. Juste pour me recentrer.
- Je Lui apporte Son café posé sur la table basse, à genoux, sans un mot.
- Avant de dormir, je Lui dis merci pour Sa guidance ce jour-là (même si la journée a été chaotique).
- Je touche mon collier plusieurs fois par jour quand je sens que je perds pied.
Ces petites choses me rappellent qui je suis pour Lui, sans me demander des heures par jour.
3. Des règles réalistes, ou c’est le burn-out direct
J’ai testé les listes interminables de règles ultra-strictes. J’ai craqué en deux mois. Maintenant on choisit ensemble des règles tenables :
- Pas d’orgasme sans Sa permission (mais je peux me caresser si j’en ai envie)
- Tenir un mini-journal : 3–5 lignes chaque soir sur ce que j’ai ressenti dans ma soumission
- Lui demander la permission pour certaines sorties entre copines ou gros achats
- Porter une culotte ou un plug qu’Il choisit certains jours
- Ne pas m’asseoir sur le canapé sans Son accord quand on est seuls (mais en public ou avec les enfants, c’est vie normale)
Si je rate parce que migraine, règles douloureuses ou épuisement professionnel → je Le Lui dis honnêtement. Pas de culpabilité toxique. Une bonne règle est faite pour être suivie à 80–90 %, pas pour me punir d’être humaine.
4. Punitions & récompenses : moins souvent, mais plus intenses
Au quotidien, la carotte marche mieux que le bâton pour moi. Mes récompenses préférées :
- Un « Ma bonne fille » murmuré à l’oreille qui me fait fondre
- Un long câlin où Il me serre fort en me disant qu’Il est fier
- Me laisser choisir le dîner ou le film (c’est rare, donc précieux)
- Une soirée où Il s’occupe uniquement de moi (massage, mots doux, sans exigence)
Les punitions, quand elles arrivent, sont marquantes mais brèves : coin, fessée symbolique, retrait de privilège (pas de câlin ce soir-là, par exemple). L’important c’est que ça reste proportionné et suivi d’un aftercare doux.
5. Les jours où je ne « sens » plus rien
Il y a des jours où je suis sèche émotionnellement : boulot toxique, fatigue, hormones, dispute vanille… et là, impossible d’être dans la soumission « vibrante ».
Ce que je fais :
- Je Le Lui dis : « Maître, aujourd’hui je suis à plat, je n’arrive pas à me connecter. »
- Il allège souvent : moins d’ordres, plus de tendresse vanille.
- Je garde quand même un petit rituel (le message du matin, toucher le collier) pour ne pas tout couper.
C’est pas un échec. C’est de l’honnêteté. Et paradoxalement, ces jours-là renforcent la confiance.
6. Après care quotidien, pas que pour les scènes
Même sans play intense, je ressens le besoin d’aftercare régulier :
- Un moment où Il me prend dans Ses bras sans rôle
- Des mots gentils : « Tu as bien tenu aujourd’hui », « Je t’aime ma soumise »
- Juste être collée contre Lui en silence
Ça recharge mes batteries émotionnelles et me rappelle que je suis aimée, pas juste utilisée.
En résumé, ma checklist perso de soumise qui veut durer
- J’accepte les variations de « niveau »
- Je chéris les micro-rituels
- Je négocie des règles humaines
- Je privilégie les récompenses
- Je communique quand je suis à sec
- Je prends l’aftercare même sans scène
- Je me souviens que ma soumission est un cadeau, pas une obligation
Si toi aussi tu vis (ou rêves) ça au quotidien, dis-moi en commentaire : quel rituel te fait le plus de bien ? Ou au contraire, qu’est-ce qui te fait le plus peur quand tu imagines le long terme ?


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